Thursday, January 21, 2021

 

Je fus récemment interviewée par Joseph Sannicandro pour le blog Acloserlisten. Musicologue et journaliste, Joseph a une grande sensibilité pour les arts multidisciplinaires et la culture : l'essai introduisant l'interview audio présente avec finesse mes champs de recherche et de ma vie professionnelle.

Joseph Sannicandro interview me for Acloserlisten blog recently. It is an honor for me to be part of it! Musicologist, journalist, Joseph has a great sensibility toward multidisciplinary arts and culture: the essay introducing the audio interview presents a great scope in a fine way my fields of research and my professional life.

 


Wednesday, October 28, 2020

Participation à l'exposition de groupe Audiosphere au Museo Reina Sofia, Madrid, Espagne, jusqu'au 15 février 2021. Commissaire : Francisco Lopez.

By way of a selection of hundreds of sound works, Audiosphere. Sound Experimentation 1980-2020 looks to cover an historical and cultural void in terms of the recognition, exhibition and analysis of a key part of the recent changes that have taken place in the artistic conception of sound creation.
 
Conceived from a social perspective, and with the aim of revealing and providing context to reflect upon and discuss the techno-cultural changes that have occurred since the 1980s, the exhibition will present the work of a broad number of experimental sound artists, hailing from all over the world, the majority unknown to the contemporary art spectator. 

One of my music piece is include in the group exhibition Audiosphere at Museo Reina Sofia, Madrid, Spain, extended until February 15, 2021. Curator: Francisco Lopez.

Audiosphere exhibition, download for free the PDF catalogue,

English version: https://www.museoreinasofia.es/en/publicaciones/audiosphere

Wednesday, October 7, 2020

 

 Nouvellement publié!

«Virginie Laganière et Jean-Maxime Dufresne – Sous l’angle de l’atmosphère », Vie des Arts, Montréal, no 261, automne 2020.

La collaboration que j’entretiens avec le duo d’artistes Virginie Laganière et Jean-Maxime Dufresne remonte à Fugue urbaine, une exposition de groupe initiée par la Fonderie Darling dont j’ai assuré le commissariat en 2010. Cet événement m’a permis de me familiariser avec leur démarche artistique et de découvrir que nous partageons des affinités en matière d’art sonore, et pour les thèmes qui valorisent les études culturelles. Le duo montréalais poursuit une pratique entrelaçant les arts visuels et médiatiques tout en s’alimentant d’autres disciplines, telles que l’anthropologie, l’architecture et les études urbaines. Quoiqu’ils aient chacun une pratique individuelle, en tandem ils s’intéressent aux territoires urbanisés et leurs réalités sociales, aux transformations de l’environnement construit et naturel, ainsi qu’à différentes formes de spéculation sur le futur. Complexes, leurs expositions témoignent d’une sensibilité particulière pour la psyché humaine et des climats socio-politiques.

Le thème central de ce présent profil d’artistes a émergé à la suite de la dernière exposition monographique A.L.M.A. [Acqua, Luce, Materia, Aria] (Occurrence, 2020) de Jean-Maxime Dufresne, qui élaborait sur les atmosphères de pouvoir à Rome, et de la publication du Journal for Architecture OASE, no 91, qui s’est notamment concentré sur les liens tissés entre l’architecture et l’atmosphère. Pour les arts visuels, ce dernier concept demeure un champ encore peu développé qui ouvre pourtant sur une dimension de nature subjective et intangible de l’œuvre d’art. Ce sont les matériaux méticuleusement choisis par Laganière et Dufresne qui génèrent l’ambiance, et selon leur mise en espace ils transmettent soit des états d’esprit, des sensations ou des pistes de lecture sur le contexte d’une recherche.

Lire la suite :  https://viedesarts.com/profils/virginie-laganiere-et-jean-maxime-dufresne-sous-langle-de-latmosphere/

 

Wednesday, September 9, 2020

La section GRANDE RENCONTRE DES ARTS MÉDIATIQUES EN GASPÉSIE dont je suis commissaire a été suspendue pour l'édition 2020. Afin de donner un aperçu de l'édition de l'an passé, nous diffusons une archive qui introduit la performance audio/visuelle/visual A SEISMOLOGY OF REMINISCENCE, primeur mondiale, 2019, Percé. 
Interview avec / with  Esther Bourdages, commissaire / curator
de la 5E GRANDE RENCONTRE DES ARTS MÉDIATIQUES EN GASPÉSIE  / 5th GRANDE RENCONTRE DES ARTS MÉDIATIQUES EN GASPÉSIE /et les artistes / and the artists:
Ivetta Sun Young Kang
(Can, Kor) - visuels / visual
Matthew Wolkow
(Can) - visuels / visual
Eric Dong Ho You
(Can, Kor) - son, musique / sound, music
 
Video interview: Caméra/camera et prise de son/ sound par/by
Lucile Parry-Canet
2019, ANG-ENG, 11 min 34 sec
 
La GRANDE RENCONTRE DES ARTS MÉDIATIQUES EN GASPÉSIE section, 2020's edition which I am the curator, has been suspended. In order to give a point of view of last year's edition, we are releasing an archive: an interview about A SEISMOLOGY OF REMINISCENCE, World Premiere, 2019, Percé.

                                                                                  De gauche à droite, left to right:

Eric Dong Ho You
Ivetta Sun Young Kang
Matthew Wolkow

Tuesday, March 17, 2020

Grande rencontre des arts médiatiques 2019


Il me fait plaisir d’assurer le commissariat de La Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie 2019. Nous visons à créer un événement rassembleur centré sur les arts médiatiques et les pratiques expérimentales contemporaines qui en découlent. Présenter une programmation d’art médiatique en Gaspésie permet de décentraliser de manière rafraîchissante la création des pôles urbains.
Cette année, l’édition inclut un programme de court métrages, une table-ronde avec les artistes présents, des performances audio-visuelles en salle, un atelier sur l’expérimentation sonore dans un contexte audio-visuel et des interventions sonores in situ au abord de la plage de Percé. La Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie encourage les artistes émergents et mi-carrières qui développent une production indépendante et une pratique exploratrice.

La programmation de la Grande rencontre cherche à élargir la réflexion critique sur la technologie et la société. Quelle soit analogique, numérique ou médiatique, la technologie est considérée comme un moyen véhiculant des idées, et non une fin en soi. Les œuvres sélectionnées articulent les thèmes suivants : archive, mémoire : explorations formelles, questionner la matière; interroger le paysage; La musique avant tout! La matérialité du médium, le retour à l’objet même, occupe une place importante au sein du programme de court métrages et des performances sonores de l’édition 2019.

Les réalisateurs et les artistes sonores explorent divers médiums. Certains exploitent la plasticité de l’image en mouvement à travers la pellicule 16mm ou la diapositive qui possèdent un grain palpable et poreux. Les images VHS et autres artéfacts qui appartiennent au passé, à une archéologie des médias, livrent des textures formelles inusitées tout en réactivant des archives et la mémoire. Le recyclage d’images fait aussi écho au détournement d’instruments acoustiques et électroniques.
La relation entre le sonore et le visuel sont également étudiée : les deux éléments s’alimentent et s’inspirent mutuellement, et parfois font place à la littérature et à l’imaginaire. Le sonore et le visuel questionnent aussi les lieux. La Grande rencontre offre différents contextes, soit immersif et in situ, afin d’expérimenter la dimension sonore. Les lieux physiques sont mis ainsi en valeur, le Centre d’art, architecture rustique, et le littoral de Percé. D’autres lieux sont mis en valeur sur le grand écran et renvoient à des pensées intimes, exprimées par le biais de la relation lieu et mémoire, lieu et temps, temps et développement urbain. Le lieu, c’est aussi un espace politisé : certaines œuvres engagent un discours sur la nature en prenant position sur des enjeux environnementaux.

Je tiens à saluer Jonas Mekas, cinéastre, poète, écrivain américain d’origine ukrainienne qui a décédé cette année. Cette figure culte de l’underground américaine, artiste passionné, a démontré que la spontanéité a le potentiel d’ouvrir à une grande créativité. Sa carrière, empilée de gestes du quotidien immortalisés par la caméra, nous livre une leçon de cinéma.

Merci à mes collègues et à tous les artistes impliqués dans cette 5e édition!

Esther Bourdages, Commissaire, Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie, Percé
 
ARTISTES, édition 2019
Sylvain Aubé (Monnocone), Montréal LA DERNIÈRE MINUTE et UN SIMPLE VINYLE DANS L’AVION CHANGEA L’HISTOIRE DE L’UNDERGROUND AU QUÉBEC SHOW D’ADIEU DU MONNOCONE (2014-2019) | John Blouin, Matane, CAP AU PIRE | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE 
 

Anne-Marie Bouchard, Québec
ATOMES EN QUÊTE D’IMMATÉRIALITÉ | CINÉMA EXPÉRIMENTAL


Sylvain Chaussée, Toronto
ZEPHYR | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

Charlotte Clermont, Montréal
PLANTS ARE LIKE POEPLE | CINÉMA EXPÉRIMENTAL


Adrian Gordon Cook, Toronto
ZEPHYR | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

 
Alexandra Grimanis, Montréal
RHYTHM IN THE BACKSTROKE | CINÉMA EXPÉRIMENTAL

Frédéric Dallaire, Montréal
LE RÊVE D’IDA | ŒUVRE VIDÉO et ATELIER THÉORIQUE


Jennifer Dysart
CARIBOU IN THE ARCHIVE | CINÉMA EXPÉRIMENTAL

 GEUMEUM (Eric Dong Ho You), Corée du Sud, Montréal
A SEISMOLOGY OF REMINISCENCE | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

Maryse Goudreau, Escuminc
DANS LE VENTRE DE LA BALEINE | DISPOSITIF AUDIO

Peter van Haaften, Montréal
SPIEL | PERFORMANCE SONORE IN SITU | Centre d’art de Percé et extérieur

Isabelle Hayeur, Montréal
DÉRIVE / ADRIFT | ŒUVRE VIDÉO


Kallima, France, Matane
PHOTOSENSIBLE | ŒUVRE VIDÉO | Centre d’art de Percé

Ivetta Sunyoung Kang, Corée du Sud, Montréal
A SEISMOLOGY OF REMINISCENCE | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

Kathy Kennedy, Gaspé, Montréal
CAP AU PIRE | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

Jinyoung Kim, Corée du Sud, Montréal
YOUR LONELINESS AND THIS SUSPENDED TIME | ŒUVRE VIDÉO

Michael Montanaro, Montréal
SPIEL | PERFORMANCE SONORE IN SITU | Centre d’art de Percé et extérieur

Katherine Nequado, Montréal
WAMIN | CINÉMA EXPÉRIMENTAL

Eric Normand, Rimouski
LA DERNIÈRE MINUTE | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

Kevin Jung-hoo Park, Corée du Sud, Montréal
YOUR LONELINESS AND THIS SUSPENDED TIME | ŒUVRE VIDÉO

Barbara Sternberg, Toronto
THE EARTH IN THE SEA | CINÉMA EXPÉRIMENTAL


Ida Toninato, Montréal
SOUNDING THE OUTER WORLD | PERFORMANCE SONORE IN SITU | Extérieur, le long de la plage

 
Guillaume Vallée, Montréal
LE DERNIER JOUR DU PAPILLON DE LUNE | CINÉMA EXPÉRIMENTA L

Nien-Tzu Weng, Taïwan, Montréal
SPIEL | PERFORMANCE SONORE IN SITU | Centre d’art de Percé et extérieur

Anna Woch
L’ÎLE / THE ISLAND | ŒUVRE VIDÉO 

 
Matthew Wolkow, Montréal
A SEISMOLOGY OF REMINISCENCE | PERFORMANCE AUDIO-VISUELLE

 
Steven Woloshen, Montréal
RHYTHM IN THE BACKSTROKE | CINÉMA EXPÉRIMENTAL

Saturday, June 30, 2018




photo : Maxime Boisvert


Commissariat d'une exposition solo de Joshua Schwebel, A DREAM IN WHICH I AM YOU, Quartier Éphémère / Fonderie Darling, Montréal, 21 juin - 19 août 2018.

[English follows]

« La mémoire, pour lui, était un matériau vivant, non un ‘devoir’, et encore moins un objet pétrifié, fétichisé. »1

Dans la petite galerie de la Fonderie Darling, Joshua Schwebel propose une exposition conçue à partir d’une résidence de recherche qu’il a effectuée en 2015 à la Fondation du dramaturge polonais Tadeusz Kantor à Cracovie. Par le biais d’installations et d’un roman d’artiste, Schwebel intègre des références aux préoccupations conceptuelles et thématiques de Kantor pour interroger les enjeux de la transmission de la mémoire, des croisements narratifs, du déplacement, de la dislocation, de l’absence, de l’expérience et de la subjectivité.
Peintre, dramaturge, scénographe, metteur en scène et auteur polonais inclassable, Tadeusz Kantor (1915-1990) est l’une des figures majeures du théâtre au 20siècle. Pendant son séjour dans la maison de campagne de Kantor, Schwebel a effectué une série de gestes dissimulés et d’actions destinées à un public limité en s'inspirant du concept d’emballage, une forme artistique développée par Kantor afin de conserver, isoler et préserver la mémoire d’un traumatisme continu. L'artiste a ainsi caché un arrangement de fleurs séchées dans le grenier, un échantillon de poussière extrait du plancher de bois dans la chambre à coucher, des feuilles d’or à l’intérieur de la poche d’un pantalon de Kantor suspendu dans une penderie, etc. L’exposition à la Fonderie Darling restitue ce passage dans l’intimité de Kantor à travers une constellation de gestes symboliques qui font écho à la pratique du dramaturge, mais aussi au vocabulaire esthétique de l’artiste Benny Nemerofsky Ramsay qui devait à l'origine accompagner Schwebel à la résidence en Pologne en tant que collaborateur. Lorsque Nemerofsky s’est de lui-même désisté de la résidence, Schwebel s’est approprié son absence pour en faire un emballage qui exprime et contient l'absence de Kantor. Kantor devient ainsi une figure emblématique de notions liées à la transmission de la mémoire : l’idée de l’héritage de Kantor implique une perte et ce qui remplace ou véhicule cette perte constitue le véritable sujet du projet de Schwebel.
L'artiste aménage la galerie comme un espace scénique dédié à la présentation des traces de ses interventions et de son expérience personnelle, tout en établissant un jeu subtil de relations entre les objets qui renvoient à son histoire personnelle en Pologne et ceux qui évoquent la mémoire collective de Kantor. Loin d’un transfert littéral, l'artiste reconstitue de mémoire des fragments de la maison, crée des constructions éphémères en papier mâché, regroupe des photographies, des livres, des documents, ainsi qu’un échange épistolaire avec Nemerofsky. Ces objets s’entrelacent à des fils narratifs qui font partie d’un processus ancré dans l’expérience de Schwebel dans la maison de Kantor et à Cracrovie. À l’image de Kantor, Schwebel pratique un art informel, non figé, en constante recherche, dépourvu de hiérarchie entre les médiums et les objets, relevant d’une esthétique arte povera.
Esther Bourdages


Scarpetta, Guy, Kantor au présent, Arles, Actes Sud, 2000, p. 11.


“Memory, for him, was a living material, not a ‘duty,’ and even less a petrified, fetishized object.”1


Joshua Schwebel’s exhibition in the Darling Foundry’s small gallery was conceived during a research residency that he undertook in 2015 at the Tadeusz Kantor Foundation in Krakow. Through installations and an artist’s novel, Schwebel explores, by way of embedded references to Kantor’s conceptual and thematic preoccupations, the issues involved in the transmission of memory, narrative intersections, displacement, dislocation, absence, experience, and subjectivity.

Tadeusz Kantor (1915-1990), whose work evades classification, was a Polish painter, playwright, set designer, director, and author, and one of the major theatre artists of the twentieth century. During his stay in Kantor’s country house, Schwebel performed a series of hidden gestures and actions for small audiences, inspired by the concept of emballage, an artform developed by Kantor to keep, isolate, and preserve the memory of a continuing trauma. Schwebel arranged dried flowers in the attic, extracted the dust from between the floorboards in the bedroom, lined the pockets of a pair of pants in gold fabric, which he hung in a wardrobe in the bedroom, and more. The exhibition in the Darling Foundry reconstructs Schwebel’s stay in Kantor’s intimate space through a constellation of symbolic gestures that echo both Kantor’s practice and the aesthetic vocabulary of Benny Nemerofsky Ramsay, the artist who initially accompanied Schwebel as a collaborator on the residency in Poland. Upon Nemerofsky’s autonomous withdrawal from the residency, Schwebel appropriated his absence, transforming it into an emballage that expresses and contains Kantor’s absence. Kantor thus becomes a figure emblematic of notions linked to transmission of memory: the idea of Kantor’s heritage implies a loss, and that which replaces or conveys this loss is the true subject of Schwebel’s project.

Schwebel arranges the gallery as a stage set for the presentation of the traces of his interventions and his personal experience, and at the same time he establishes subtle relations between the objects that refer to his personal history in Poland, and those evoking the collective memory of Kantor. Far from creating a literal transfer, the artist reconstructs fragments of the house from memory, creates ephemeral structures out of papier mâché, and groups together photographs, books, documents, and an epistolary exchange with Nemerofsky. These objects are intertwined with narrative paths that are part of a process anchored in Schwebel’s experience in Kantor’s house and in Krakow. Like Kantor, Schwebel practises an informal, mobilized art, in a constant search, with no hierarchy among media and objects, falling within an arte povera aesthetic.

Esther Bourdages


Guy Scarpetta, Kantor au présent (Arles: Actes Sud, 2000), 11 (our translation).

REVUE DE PRESSE / PRESS REVIEW
Amber Bergson, Joshua Schwebel, Canadian Art Magazine, August 16, 2018.
https://canadianart.ca/reviews/joshua-schwebel/

Jérôme Delgado, Quelque part autour d'un volcan, Le Devoir,  7 juillet 2018.
https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/531813/critique-quelque-part-autour-d-un-volcan

Tuesday, July 4, 2017

Micro silence 

une orchestration plastique

6 - 29 juillet 2017 
Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine
35 bis rue de la Bibliothèque 13001 Marseille
http://micro-silence.org
http://perte-de-signal.org/micro-silence-galerie-des-grands-bains-douches-marseille-fr/

Patrice Caillet, Adam David et Matthieu Saladin sur une proposition
d’Elena Biserna
Myriam Bessette et Robin Dupuis
Dominique Blais
Esther Bourdages
Lucien Gaudion
Jean-Baptiste Imbert
Alice Jarry et Vincent Evrard
Claudette Lemay
Oussama Tabti

Se jouant d’un monde moderne où la profusion de bruit est produite par le développement technologique, micro silence propose d’imaginer un paysage d’où sont écartés la saturation et le remplissage ambiant.

A partir des spécificités acoustiques de la Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, des installations sont orchestrées entre elles, comme dans une composition musicale. La matière familière du monde enregistrée, traitée, amplifiée et épurée, s’incarne dans l’espace. De subtiles nuances et pulsations créent un microcosmos vibrant, composé de reliefs et de résonances.

                                                                                   Sur une proposition de Constance Meffre

                                                       “You cannot step twice into the same river; for fresh waters are ever flowing in upon you.”
                                                          Bertrand Russell


Au delà de l’a priori que le silence fait référence à l’absence de sons, micro silence invite à vivre un moment suspendu au sein d’une ambiance remplie de murmures, réel flot continu de bourdonnements et de bruissements composés de petits sons amplifiés dans l’espace. Le site de la Galerie des Grands Bains Douches donne le ton : cette architecture singulière, au volume et parois poreuses, fait office de caisse de résonance, grand instrument de musique qui provoque la circulation aléatoire de masses sonores selon une mouvance organique. Une telle rumeur indéterminée habite la galerie et sollicite à pratiquer une écoute active et attentive, à concevoir le silence comme de la musique. Les délicates sonorités produites par les oeuvres sont appréciées pour leur qualité esthétique et acoustique; tandis que certaines pointent spécifiquement une dimension politique, d’autres transforment des informations. À cela, sont conjuguées des créations silencieuses suggérant le son, tandis qu’un corpus s’intéresse à la phonographie en capturant et remixant le silence. Le visiteur qui déambule à travers micro silence est amené à s’engager dans un processus, similaire à une marche sonore, afin d’appréhender le silence, le questionner, l’expérimenter et le ressentir.              

                                                                                                                                       Esther Bourdages
                                                                                                                     


Alice Jarry & Vincent Evrard, LIGHTHOUSES, 2015



Friday, September 23, 2016

En développement, In process...

Album avec le saxophoniste Erik Hove et le percussionniste Thom Gossage en vue de sortir sur Contoure Editions, NY, EU. 

Release with saxophonist Erik Hove and percussionnist Thom Gossage in view of a release on Contoure Editions, NY. USA.


En processus, On going

Un talk au sujet du commissariat d'art sonore, donné lors de Mutek 2015 et à Eastern Bloc pendant une soirée du Soundlab.

A talk about Curating Sound Art since 2015, given a first version at Mutek in 2015 and Eastern Bloc during a Soundlab Open evening.


Publications récentes, Last publications

Sepake Angiama en résidence à Montréal, Écouter sa voix (Fr)
Goethe-Institut de Montréal, Uberblog, janvier 2018.
https://www.goethe.de/ins/ca/fr/kul/act/ube/21157050.html

Interview with Navid Navad, Aquaphoneia, conducted in 2016. (Eng)
Sounding Out! January 2018

Écouter-percevoir l'espace du son (Fr)
Goethe-Institut de Montréal, Uberblog, septembre 2017.
https://www.goethe.de/ins/ca/en/kul/sup/ube/21077868.html 

« commons lab » de Cornelia Sollfrank au Studio XX, Le partage vivant (Org, Fr)
Goethe-Institut de Montréal, Magazine, Culture, avril, April 2017.
https://www.goethe.de/ins/ca/fr/kul/mag/20975151.html
 
Cornelia Sollfrank's "commons lab" at Studio XX Sharing, the Lively Way (Eng)
https://www.goethe.de/ins/ca/en/kul/mag/20975151.html

Les jardins de l'enchantement, Goethe-Institut de Montréal, Uberblog, mars 2017 (Fr)
https://www.goethe.de/ins/ca/en/kul/sup/ube/20939996.html

Auto-Matter, un survol de AUTOMATA : L'art fait par les machines pour les machines, ETC MEDIA, Montréal, no 109, octobre-décembre, 2016.
https://www.erudit.org/culture/etcmedia01491/etcmedia02758/83893ac.html?vue=resume&mode=restriction

Déesses de l’électricité DIY, entretien avec les artistes de l’audio Stephanie Castonguay et Émilie Mouchous, no 18.3, Econtact!, 2016.
http://econtact.ca/18_3/bourdages_deessesDIY.html

Vanitas Machine and the Long, texte sur le travail de Verena Friedrich, commande de Perte de Signal, 2015
http://heavythinking.org/vanitas-machine-and-the-long-now-fr/
 
Translated from French by Oana Avasilichioaei
http://heavythinking.org/vanitas-machine-and-the-long-now/


Autres réalisations, Other projects

À Marseille, auteure-commissaire invitée, art numérique et art sonore, en collaboration avec Perte de Signal (Montréal), Diffusing Digital Art et Art-cade (Marseille), juin-juillet 2017. 
http://perte-de-signal.org/esther-bourdages-en-residence-a-marseille-dans-le-cadre-de-micro-silence/

http://micro-silence.org/?utm_content=bufferba936&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer#residence

Segment radiophonique réalisé et produit en parallèle à radio Grenouille
 
At Marseille, guest writer-curator, digital and sound art, collaboration with Perte de Signal (Montreal), Diffusing Digital Art and Art-cade (Marseille), June-July 2017.






Thursday, August 25, 2016

24-28 août 2016_Au festival Les Percéides, Percé, Québec

Août 2016 et 2017, j'ai eu la chance d'animer les tables-rondes au festival LES PERCÉIDES dans le cadre de la Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie


Note de programme. Le public est convié à venir activement prendre part à une discussion, avec tous les artistes présents à la Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie, qui explore la thématique de cette année : l’expérience sensitive. Il s’agit de s’interroger sur la portée de l’audiovisuel et sur sa capacité à faire vivre une expérience dépassant les sens qu’il convoque de prime abord : l’ouïe et la vue.  C’est ainsi une invitation à découvrir les différents univers créatifs des artistes qui articulent diverses langages médiatiques.

http://perceides.ca/films2016/cine-rencontre-le-film-comme-experience/


Après le programme de cinéma expérimental : 
Esther Bourdages, Leslie Supnet, Clint Enns, Guillaume Vallée
c Sarah Seené

Tuesday, March 22, 2016




 










/// ENGLISH FOLLOWS

Le 3 mars 2016, Eastern Bloc accueille la série “Un microphone dans une tempête de noize”, fondée par Esther Bourdages en 2012. Ouvert à l’incongru, ce rendez-vous sonore entrelace les musiques improvisées, expérimentales, et toutes nouvelles formes musicales puissantes en couleurs et en textures. Eastern Bloc tient à remercier la Délégation Wallonie-Bruxelles du Québec pour le soutien apporté à la présence de Yannick Franck.

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March, 3, 2016, Eastern Bloc is hosting the series “A microphone in a storm of noize”, founded by Esther Bourdages in 2012. Open to the incongruous, this sonic meeting intertwines improvised music, experimental, and the all powerful new musical forms, rich in colors and textures. Eastern Bloc wishes to thank the Wallonia-Brussels Delegation of Quebec for their support to the presence of Yannick Franck.
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YANNICK FRANK
https://soundcloud.com/yannickfranck

MARK LOWE
https://soundcloud.com/lowebrau

ÉMILIE MOUCHOUS
https://soundcloud.com/gmackrr


Monday, May 11, 2015


Le 1er mai, nous avons lancé le numéro #31 - Musique et politique de la revue .dpi. Merci encore à tous les auteurs, artistes impliqués, comité éditorial et à la chouette équipe du Studio XX. Bonne lecture! http://dpi.studioxx.org/fr/no/31-musique-et-politique

Bibliographie

« Avons-nous une contre-culture ?», éditorial, Musique et politique, Revue .dpi, Studio XX, Montréal, no 31, 2015.

« Musique et politique »Revue .dpi, Studio XX, Montréal, no 31, 2015.

Interview audio : Karine Philibert et les femmes changent la lutte, Revue .dpi, Studio XX, Montréal, no 29, 2013.

May 1st, we launched #31 of .dpi Journal, Music and Politics! Thanks a lot to all writers, artists involved, editorial commitee, and to the great team to Studio XX.
I wish you a good reading http://dpi.studioxx.org/en


Auteur.e.s/writers: Megan Mericle, Joseph Sannicandro, Deanna Radford, Julie Alary Lavallée, Arman Koushyar
Artistes/artists: Ultra Red, Olivia Block, Marites Carino

 .dpi is a feminist journal of art and digital culture. Based in Montreal and published online, .dpi offers a unique and bilingual space for dialogue and interdisciplinary critical reflection, research, experimentation, and documentation. .dpi is a space where many voices situated at the intersection of art, technology and feminisms can be heard. - See more at: http://dpi.studioxx.org

Friday, November 28, 2014

Dans le cadre des Sessions organisées par le centre Dazibao, je prépare une communication qui traitera des partitions graphiques et des relations qu'elles entretiennent entre les champs du sonore et du visuel.

en janvier 2015.
http://dazibao-photo.org/fr/upcoming/session-8-esther-bourdages-fr

Luciano Ori, Fantasia Chromatica, technique mixte (1986) (détail)

Friday, June 20, 2014

Publication

A fascinating discussion with sound artist Richard Garet speaking on the first major exhibition on sound art in New York last year entitled “Soundings: a contemporary score” by critic / sound artist Esther Bourdages (QC).

Blackflash Mag, issue: 31.2 on newsstands May 2014.

Full article here: 

https://blackflash.ca/2014/10/24/soundings/

Excerpt

Esther Bourdages: According to the historian of media arts and experimental music, Douglas Kahn: “Comparing the artistic utilization of the mechanical recording of the objects of the two major senses, that is sight and hearing (what John Cage calls the public senses), we can note a remarkable historical lapse: approximately 100 years between the eyes and the ears…[9].” It took a while for sound to gain independence from the image, becoming an artistic form in its own right. Whether in performance, music composition, photography, installation, moving images, or as a signal to generate sound and/or images, sound is at the center of your practice: it is the major component. Do you consider yourself a sound artist first?

Richard Garet: I think that I consider myself an artist, a contemporary artist, whose work utilizes sound at its core. Rather than distinguishing between whether sound or visuals are the most important thing I would indicate that, for me, time is the most sensitive thing. My pieces are time-based and even when they reach complete stillness time is still very present. Also my pieces range from total immateriality to material form depending on the work, and that changes the focus too. Especially if the work is also comprised of visual elements that are orchestrated and articulated within the work. Also there are at play elements of interdisciplinary approaches to media, and a wide range of media sources are involved from analog to digital. However, if someone calls me a sound artist this is accurate too, but I find the term somewhat limiting and boxing… I prefer to be seen as an interdisciplinary artist.

 

 

 

 

Saturday, November 16, 2013

J'ai initié cet événement __Expérimentation télématique@Eastern Bloc

    Though the ubiquity of high-speed networks seems to brings us ever closer to the fantasies of Virtual Reality, we should remember that the technological precedents for telemusic stretch back as far as the advent of telephony.   Christopher Haworth


Le Lab d’Eastern Bloc convie ses membres et sa communauté lundi le 25 novembre à assister à une performance musicale en réseau, aussi appelée télémusique et musique télématique.

À cette occasion, les musiciens montréalais invités, Joseph Sannicandro, Andrea Jane Cornell, Silvano Mercado et Esther B. performeront en temps réel avec les étudiants du Dr Christopher Haworth, de la classe de télémusique du département de musique de l’Université de Calgary. Basée sur des jeux d’improvisation, ils interprèteront ensemble une partition graphique en réunissant deux lieux géographiquement éloignés dans un même espace-temps de création.

Le centre présente en première une expérience de télémusique dans l’optique d’explorer les possibilités et le potentiel qu’offre la technologie de la téléprésence en tant qu’instrument et véhicule d’idées. Les performeurs et le public sont appelés à porter une attention particulière aux caractéristiques offertes par de ce médium, telles que les effets de délais et les variations de résolutions sonores. Ainsi les forces et les faiblesses du système deviennent des composantes à part égales. Il s’agit de ressentir l’instant présent sous différentes perspectives, en tenant compte qu’il se renouvelle constamment en aller-retour, entre la perception de l’espace sonore numérique et celui du lieu immédiat. Investir ces espaces sonores c’est aussi observer leur superposition et leur entrelacement.

Montréal
Andrea Jane Cornell : accordéon et électroniques
Silvano Mercado : banjo et ordinateur
Joseph Sannicandro : console de mixage, délais/loop pédale et lecteurs de ruban magnétique
Esther B. : tourne-disques

Calgary
Ensemble de laptop :
Alyssa Aska, Simon Fay, Brian Garbet, Christopher Haworth

I initiated this event__Telematic Experimentation

Eastern Bloc Lab invites its members and community to a networked musical performance, alternately called telematic music on Monday November 25th, 2013.

The event will include real time performances by Montreal musicians Joseph Sannicandro, Andrea Jane Cornell, Silvano Mercado and Esther B. and the students of Dr. Christopher Haworth’s telemusic course from the University of Calgary’s department of music. Together, through improvisation and experiment, they will interpret a graphic composition by connecting two geographically distant locations in a single space-time creation.

The center’s event is the first of its kind to showcase a telemusical expérience. The aim is to explore the possibilities and potential telepresence technology gives us, as an instrument and vehicle for ideas. The performers and public alike are encouraged to tune into the features offered by this medium, such as delay effects and variations in sound résolution. The strengths and weaknesses of the system are equal créative components in the exercise. It is about experiencing presentness from different perspectives while taking into account the constant state of renewal that occurs in the exchange between digital sound space perception and our perception of the immediate environment. Investing in these sound scapes is about observing how they superpimpose and interlace.

Montreal
Andrea Jane Cornell: accordéon and homemade electronics
Silvano Mercado: banjo and laptop
Joseph Sannicandro: mixing board, delay/loop pedal, and tape players
Esther B.: turntables

Calgary
Laptop Ensemble:
Alyssa Aska, Simon Fay, Brian Garbet, Christopher Haworth

Andrea Jane Cornell is a sound and radio artist and improviser based in Montreal, Canada, who revels in the practice of everyday listening where the sonorities present in any given environment can be likened to an assemblage of musical instruments randomly orchestrated by its inhabitants.

Silvano Mercado is an independent film music composer. Coming from a traditional and classical training, his late work has been mostly focused on sound textures, electronic production, and field recording. However, he still loves acoustic instruments, trying as much as he can to extract its hidden natures.

Joseph Sannicandro is a writer interested in aesthetics and technology. He works with tape loops and field-recordings, exploring the potential of limitations.

Esther Bourdages works in the visual arts field as a writer and curator. She study sculpture in the expanded field (site specific art, installation) in relationship with sound and digital art. Performing under the name Esther B., she plays turntable, (man) handles vinyl records, and records soundscapes. She is actually president at Eastern Bloc.

Alyssa Aska is a composer who writes both acoustic and electroacoustic works. Recent works make use of live processing of electronics and gesture control and tracking.

Simon Fay's research is focused on the composition, performance, and improvisation of electronic and electroacoustic music, and the creation of software which facilitates the creation and performance of such music.

Brian Garbet has composed acoustic and electroacoustic music for film, theatre and concert. In 2002 he was a Jeu de Temps/Times Play national prize winner for his composition Ritual. He has received airplay and performances across Canada, the United States and Finland.

Christopher Haworth is a sound artist and writer from Preston, Lancashire. His research interests are in sound synthesis, the technological use of perception in sound composition, and the history of music technology. He is currently exploring these aspects in relation to networked music and telepresence.

Friday, August 9, 2013

Curatorial Statement

Curatorial Statement

My curatorial research explores art forms such as site specific art, installation and sculpture, often in conjuncture with the digital. I am particularly interested in developing interdisciplinary critical statements that relate to contemporary ideas in the fields of architecture, anthropology, urbanism, and cultural studies. Recent projects have examined urban environments in relation to the social and historical fabric of cities. Additionally, I study sound as an independent rather than supplementary medium, and I am particularly interested in work that deploys sound as a vector of social and politic values. The acoustics of the space and the context of exhibition are central in my sound curation, and I try to challenge conventional modes of presentation.

Friday, June 28, 2013

Exposition / Exhibition

Virginie Laganière

Le Vaisseau - Solid Void 

visuels disponibles ici 

English version

Commissaire : Esther Bourdages

À la Fonderie Darling jusqu'au 25 août 2013
745, rue Ottawa, Montréal

Le Vaisseau / Solid Void élabore un environnement qui pose un regard critique sur des vestiges architecturaux issus de l’ère soviétique ou influencés par le modernisme des années 60-80, comme témoins de l’étendue des aspirations associées au projet politique de l’époque, et en contrepartie, du désenchantement lié à leur échec. Deux corpus d’œuvres photographiques documentent des bâtiments et des monuments en Finlande, en Estonie et en Russie. Pendant la Guerre froide, ces imposantes architectures de béton, outils de propagande politique, incarnent le pouvoir et véhiculent l’affirmation de la grandeur d’une nation.

Laganière a sélectionné des constructions pour leur caractère avant-gardiste et leur force sémantique. Leurs formes aux références futuristes répondent ainsi à un programme politique ambitieux qui comprend entre autres la conquête de l’espace, comme le manifeste le Linnahall, à l’origine Palais de la Culture et des Sports V.I. Lénine. Cette gigantesque structure a été réalisée à Tallinn, capitale de l’Estonie, entre 1976 et 1980 par l’architecte Raine Karp1, assisté de Riina Altmäe, afin d’accueillir les disciplines de yachting et autres régates lors des Jeux Olympiques de Moscou de 1980. Abandonnée depuis 2009, la friche de béton est devenue au fil du temps une icône qui rassemble les chercheurs sur la thématique du développement urbain.2 Vitrine de la puissance de l’Union Soviétique aux allures très solennelles, le Linnahall incluait un amphithéâtre de 4 600 sièges, une patinoire, une salle de quilles, une cafétéria, un immense toit faisant office de terrasse et une grande place publique. Les autres constructions photographiées exposées rappellent un vaisseau spatial pour le complexe du Mémorial militaire de Tallinn et une fusée pour l’Institut central de recherches scientifiques et de constructions en robotique et cybernétique de Saint-Pétersbourg en Russie. Les références au cosmos endossaient le rôle didactique d’animer et de divertir la population, selon le critique d’architecture Owen Hatherley.

Une série de quatre photographies transférées sur du papier millimétrique décontextualise les bâtiments : isolés, ils semblent flotter sur les grilles vertes. La sculpture d’art public Moduli (Rakentajaveistos) / The Module à Helsinki en Finlande fait partie de ces tirages : le monolithe en béton armé présente une forme qui oscille entre l’abstraction et la figuration, évoquant un visage à l’expression sévère qui donne l’illusion d’observer. Ces impressions numériques offrent un moment suspendu de manière à nous plonger directement dans les utopies d’antan, les idées d’une doctrine dominatrice, jusqu’à nous inciter à réfléchir sur le rôle du patrimoine actuel. Au centre de la galerie, une sculpture sonore, faisant écho au profil du Linnahall, diffuse une pièce composée à partir d’échantillons captés sur le site et d’extraits transformés de musique populaire du groupe estonien Ruja qui a occupé le palmarès du top 10 en 1980. La composition de nature ambiante dévoile d’un point de vue abstrait la présence de l’artiste, marquant un moment de calme à travers l’agencement d’un flux continu de sonorités dominées par des pulsations aux consonances de science-fiction, ponctuées de textures.

Le travail de l’artiste montréalaise Virginie Laganière ne cherche pas à romantiser une trame historique, mais plutôt à réactiver à rebours un contexte historique marqué d’une forte portée idéologique. Au lendemain de cette période, les projets architecturaux d’aujourd’hui, résultant de la globalisation de la production capitaliste, semblent dénués de conviction politique collective. Les priorités et les programmes diffèrent, les villes s’inventent un nouveau visage, et on nous propose une architecture de clonage, résultat d’une tendance vers le bâtiment industrialisé et préfabriqué.


[1] Pendant l’époque soviétique, Raine Karp (1939-) a reçu plusieurs commandes d’État à Tallinn, telles que la Bibliothèque nationale (1985–1993) et l’édifice du Ministère des Affaires étrangères (1964–1968). Le Linnahall représente l’une des rares constructions de cette époque à avoir reçu un prix international d’architecture.

[2] Il a fait partie d’une étude de cas dans le cadre du projet d'exposition de l'Estonie à la XIIIe Biennale d’Architecture de de Venise 2012 qui traitait de questions relatives au patrimoine moderniste en train de disparaître, mises en perspective avec les enjeux économiques et politiques d’aujourd’hui. Le catalogue portait un titre évocateur : «Quelle durée a la vie d’un bâtiment?». Surintendant: Ülar Mark, How Long is the Life of a Building?, Estonian National Exhibition at the XIIIth International Architecture Exhibition – la Biennale di Venezia, Tallinn, Estonian Centre of Architecture, 2012, 240 pages.

L'artiste a reçu le soutien du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec.
Biographie 
Virginie Laganière vit et travaille à Montréal. Son terrain de réflexion œuvre sur les espaces construits, les phénomènes d’insécurités, la psyché humaine et les technologies de perception au sein d’installations artistiques. Depuis 2003, elle a présenté ses installations artistiques au Canada, au Mexique, en Espagne et en Suisse. 

Discussion publique le 27 juin 2013 à la Fonderie Darling


Revue de presse 
DELGADO, Jérôme, «Un pied dans l'architecture, l'autre dans les utopies», Le Devoir, Culture, DE VISU, Montréal, samedi 3 et dimanche 4 août 2013, p. E6. 

FISETTE, Serge, «L'aventure se poursuit...», Espace sculpture, no 106, hiver 2013-2014, p. 6.
http://fonderiedarling.org/file/Le_vaisseau_solid_void_Espace_mag.pdf

«Le Vaisseau / Solid Void : Report back», .dpi, revue féministe d'art et de culture numérique, Blog, septembre 2013. http://dpi.studioxx.org/fr/blog/le-vaisseau-solid-void-report-back



Sunday, October 2, 2011

Duo avec Emmanuelle Gibello 

le 10 septembre 2011 à Mains d'œuvres, St-Ouen, France.

 

 

Tuesday, November 23, 2010

Concert_15 décembre 2010

Léon Lo et moi allons jouer notre duo le 15 décembre prochain. Hélène Prévost et Alexis Bellavance joueront également un set séparément. Belle initiative de Patrice Coulombe, Magali Babin et Espace Projet ! 
Welcome all !!!!!!!!!!!!

24gauche: Une série d'événements en art audio
La galerie Espace Projet accueille cette année 24gauche : une nouvelle série d'événements mensuels dédiés à la performance et à l'installation sonore. Chacun de ces événements occupera pour un soir les deux étages de la galerie Espace Projet où sera présenté le travail d'artistes établis en performance sonore et en art audio ainsi que des créations de la scène émergente.




www.espace-projet.blogspot.com
www.24gauche.blogspot.com